Africa Pax: Suite de l'article (Quelques obstacles à l'intégration Africaine)
Une solution aux problèmes de gestion et de règlement des conflits
en Afrique, applicable en zone interlacustre
Par Aziz Salmone Fall
Depuis 1885, l’Afrique, au niveau stratégique et géopolitique, n’arrive toujours pas à régler les graves problèmes de l’Etat et des frontières.
1. Aujourd’hui, songer à la sécurité en Afrique, c’est se souvenir qu’entre la période où la France a procédé à ses premiers essais nucléaires dans le sud algérien, jusqu’à ces derniers mois où elle les a officiellement achevé après 30 ans d’expérimentation dans les atolls polynésiens de Tuamotu, ce continent a perdu de loin plus de vies que n’auraient pu en décimer plusieurs bombes à l’instar de celles qui meurtrirent Nagasaki et Hiroshima. Pourtant, à part l’Afrique du Sud qui a renoncé sous Mandela à poursuivre son programme nucléaire, le nucléaire n’est plus à l’ordre du jour sur le continent. En effet, le 11 Avril 1996, le traité de Pelindaba fait de l’Afrique une zone non nucléaire avalisant ainsi la décision des pays africains du 23 juin 1995.
2. De toute évidence, point n’a fallu d’armes nucléaires pour atteindre un si macabre résultat en Afrique, et le plus souvent aucunes des armes qui y contribuèrent n’étaient forcément sophistiquées . En dépit de quelques combats de tanks et d’avions, ce fut le plus souvent avec des armes légères et surtout des machettes. Ces dernières à elles seules sont capables d’holocauste, comme il y a deux ans au Rwanda. Notons qu’en dépit de leur prolifération, la quasi totalité des armes utilisées sont conçues hors du continent (excluant le cas sud-africain et zimbabwéen autosuffisants)
3. La grave crise des Grands lacs qui menace d’implosion plusieurs Etats nous interpelle tous. Il est illusoire de penser pouvoir résoudre de façon localisée ces conflits alors que la solution passe par une dynamique ‘sécuritaire’ impliquant tout le continent. Une perspective africaine qui nous permette d’orienter nos efforts sur la démilitarisation des régimes belliqueux et des groupes armés ( tout en endiguant les subterfuges des marchands de canons et autres contrebandiers) qui se préoccupe d’une reconstitution de l’équilibre écologique, allant du déminage à la sauvegarde des points d’eau et des terres arables; qui tente de résoudre le problème de l’épanouissement de la société civile et des réfugiés, passerait par une volonté politique des décideurs africains et internationaux incompatible avec l’ordre mondial actuel.
Dans le dit nouvel ordre mondial ,l’Afrique vit la "gestion de l’enlisement"
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