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Emancipation de la femme Africaine et changement des mentalités masculines (Suite)

De la lutte des femmes et de notre engagement.

Les femmes ont conquis et doivent se faire reconnaître leur place dans la production. Elles doivent jouir d'une indépendance économique et d'un pouvoir politique pour empécher qu'à l'orée de l'an 2000 la division de classe fondamentale soit avant tout sexuelle. Elles ne doivent pas etre vouées à n'exister que pour servir l'enfant, l'homme, la famille et la société. Cela, certaines l'ont compris-- et d'autres sont en voie de le faire-- et elles s'organisent pour y pallier. C'est bien là l'exigence d'un developpement endogene qui implique que se fasse un changement des mentalités et des rapports homme-femme. Le devoir de l'homme ici est d'aider la femme à reprendre totalement son rôle pour changer la société, et à se réapproprier la moitié du pouvoir et donc sa dignité. L'image de cette carte postale (ci dessus) est volontairement idéaliste et provocatrice. Elle est la première d'une série consacrée à l'émancipation de la femme africaine. Elle a pour ambitieux objectif de contribuer à la sensibilisation des intervenant-e-s au développement, et du grand public particulièrement les africains et les africaines à l'interchangeabilité des tâches, à l'abolition du pouvoir mâle, à l'éducation égale, à l'acces égal, à l'accés équitable aux ressources, bref à la réconciliation des deux sexes pour un développement effectif. Ce changement social préconisé n'est donc pas exclusivement féministe, mais davantage une unité totale a atteindre. L'homme modelé au sexisme, contraint psychologiquement à jouer au maitre est aussi objectivement sa propre victime. La femme, solidaire de l'homme africain exploité l'est doublement. Il est dès lors essentiel que les mentalités évoluent vers un autre stade. Il est inconcevable que les petites filles africaines comme Aicha, et cela bien avant les jeunes garçons comme Kader, soient partie prenante du processus de production. Elles sont dans les faits nées pour servir et etre serviables. Ce rôle ira croissant sans que ne se réduise l'autre pôle de leur existence, celui d'etre reproductrice, nourricière et pilier de la famille et de la nation. Ainsi, cette carte postale symbolise une aube nouvelle. Celle ou hommes et femmes jouiront de droits politiques, et socio-economique découlant des métamorphoses des moyens de production et des rapports socio-culturels. Dans une telle société la prostitution meme disparait car vestige d'une société basée sur l'exploitation et le mépris de la femme. La libération de la femme se fera par cette dernière. C'est une lutte multiforme qui selon les specifités de chaque culture et de chaque peuple aura une ampleur différente mais toujours importante. Notre conception n'idéalise pas la femme. Elle a comme l'homme ses défauts, autre argument s'il en faut de son égalité avec lui. Les changement pour lesquels nous oeuvrons seraient long à énumerer. Retenons qu'ils visent entre autre à supporter celles qui en Afrique s'attaquent aux pratiques traditionnelles ou culturelles qui affectent l'intégrité physique des femmes, (infibulation, excision, tatouage, scarification) qui en font des infirmes ou des objets sexuels de mâles, qui s'acharnent à leur faire mal. On ne pourrait dans la meme optique épargner des critères de beauté qui les incitent à éclaircir leur peau, à s'adonner aux maquillage blafards et aux cures d'amigrissement pour plaire et attirer l'attention des arrogants.

La solidarité active du GRILA

Le GRILA entend faire la promotion du développement endogène et des initiatives féminines qui y concourent. Il ne veut par contre proposer aucun modéle. La reussite d'un projet de développement n'est pas forcément reproductible partout compte tenu des disparités culturelles, économiques, la consciense de classe, etc... Le GRILA supporte les luttes de libération nationales et les régimes qui entendent faire des élements de justice sociale décrits plus haut, des priorités. Il supporte tout aussi bien la coopération au développement qui désaliène les pauvres, facilite le développement endogéne, et qui refuse de n'etre qu'une forme déguisée de néo-colonialisme ou de relais strategique pour le pays "aidant". La carte postale sert à sensibiliser le public et à susciter des gestes de solidarité. Elle veut contribuer à briser les certitudes de la petite bourgeoisie africaine, qui se sent liberée des contraintes qui pésent sur ses soeurs, et l'empecher de rejoindre les rangs des instances féministes des régimes qui sont en partie responsable de la condition désastreuse des formations sociales africaines. Cette carte est envoyée à des personnalités et associations africaines afin d'etablir des bases de collaboration fructueues sur ce théme. Elle sert aussi à l'autofinancement du programme portant le meme nom.

 

A luta Continua
G.R.I.L.A (Groupe de Recherche et d’Initiative pour la Libération de l’Afrique)

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